KÉVIN CHRISMANN
Kévin Chrismann aime être seul dehors. Cela n’est pour autant en aucun cas symptomatique d’une misanthropie mais au contraire un moyen de se tenir à bonne distance des choses et des images, pour mieux ensuite les ramener au sein de l’atelier puis d’espaces de monstration communs. Kévin sort dehors pour regarder ce qui n’intéresse plus personne et s’emparer de ce que notre contemporanéité a considéré comme non valable. En somme, Kevin rapporte sous nos yeux des fragments poétiques d’un monde brisé dont l’organisation politique et économique semble entrer en déliquescence. Mais ce qui s’effondre ne l’effraie pas et au contraire semble constituer un état des choses nécessaire à l’apparition de formes, d’idées et d’images chères à l’artiste.