MAXIME SANCHEZ

Maxime SANCHEZ (France, 1992) est sculpteur.
« Avec ses thèmes populaires et ses assemblages à la fois subjectifs et logiques, Maxime Sanchez amène des thèmes qui amalgament ce que certains intellectuels considèrent comme une culture mineure (le rap, les mangas, le sport automobile) et une culture majeure (les arts plastiques). Il met un point d’honneur à avoir une œuvre fidèle à ses centres d’intérêt, à rester authentique. En faisant cela, son œuvre est une sorte d’archivage des bribes du monde tel qu’il le voit, un mélodrame où chacun pourrait viser le maximum. » Extrait du texte commissarial Tangible is the nouveau IRL, Diego Bustamante


En quoi consiste votre (vos) projet(s) de résidence ?

M.S. : Mon projet de résidence consiste à travailler autour d’objets ayant été déterrés lors de travaux de terrassement. À l’aide de diverses techniques concernant l’état de surface (hydrographie, sablage ou covering), j’aimerais reconstituer un outil inédit renvoyant à l’excavation des sols. Un outil que l’on aurait pu trouver jadis, rubrique jardinage, dans le “Catalogue des ressources” édité aux “Éditions alternatives” ou encore dans le “Catalogue des objets introuvables”. Se présentant comme un faux ready-made, il renverra l’impression d’une utilisation intensive alors qu’il viendra tout juste d’être post-produit. Cette sculpture s’appliquera à jouer avec de fausses traces d’usure pour en révéler une autre notion du temps. ​J’aimerais réaliser une sculpture utilitaire qui tisserait une relation indissociable entre technique et mode de vie​, ​en développant cette idée d’utiliser outils et techniques perfectionnées pour rebâtir les objets indispensables aux mœurs rurales contemporaines.

 

Quelques mots sur votre expérience — effective ou rêvée — en tant qu’artiste en résidence.

M.S. : Je n’ai qu’une seule réelle expérience en résidence et elle a été décisive pour mon travail ; celle organisée par les amis du MAMC à Saint-Etienne qui a duré trois mois et donné lieu à l’exposition « ​Hydrospeed ».​ Elle m’a permis d’arriver sur un terrain que je ne connaissais pas et de voir que, de la même façon que dans mon atelier en Ardèche, de manière systématique, mon travail s’organisait d’après les ressources locales et la mise en place de réseaux d’entraide : Fablab, échanges de services, camaraderie.

 

Maxime Sanchez est diplômé du DNSEP en 2017, à l’Esban de Nîmes.
Cette résidence fait partie du dispositif Post-Production, soutenu par le ministère de la Culture et de la Communication, pour la professionnalisation de jeunes artistes. Développé ici en partenariat avec les écoles supérieures d’art de la région Occitanie : l’Esban de Nîmes, l’Esba-MoCo de Montpellier, l’isdaT de Toulouse et l’Ésa des Pyrénées — Pau Tarbes, la MAGCP permet à de jeunes diplômé·e·s de bénéficier d’une résidence de recherche de six semaines aux Maisons Daura. 
L’automne aux Maisons Daura / septembre – octobre 2020