Court-circuit

Samuel Richardot

7 avril — 2 juin 2013

Ses œuvres sont abstraites, cependant l’artiste affirme que dans ces dernières «l’image demeure présente». Il puise son inspiration dans tout ce qui croise sa pensée, son regard, depuis l’odeur d’un livre jusque l’érosion d’un bout de bitume, de la réminiscence d’un rêve à l’observation d’un objet usagé ou d’un matériau de construction.
Samuel Richardot s’applique pour chaque tableau à déconstruire et reconstruire la mémoire des choses. Il travaille sur de grandes toiles au sol, y délimitant des espaces où différents types de peinture se jouxtent, parfois se superposent, créant des états de peinture, des transparences
et des proximités troublantes. Un jus de couleur déposé sur la toile définit en séchant des matières organiques auxquelles viennent s’accoler une zone d’aplat dense ou un nuage de bombe acrylique. Ces cohabitations de fragments peints, sans dessins préalables –sans filets en quelque sorte– racontent comment, par la seule succession des évènements, une histoire prend forme dans le temps. C’est d’ailleurs cette temporalité qui donne au tableau son titre, rassemblant dans cet espace-temps la conviction d’une mémoire partagée. Faite d’impressions, d’observations, de souvenirs, la peinture de Samuel Richardot joue de tensions contraires et de paradoxes avec une farouche volonté d’expérimentation et une fraîcheur revigorante.

Informations
Vernissage samedi 6 avril 2013, à 18h30
0uverture
 tous les jours, sauf le lundi, de 14h à 18h, entrée libre.
Commissariat
Martine Michard