EXOPLANÈTE LOT

TANIA CANDIANI / HEHE / THOMAS LASBOUYGUES /
CAROLINE LE MÉHAUTÉ / LUDWIG / TRACEY WARR /
ROB LA FRENAIS (CURATOR ET CRITIQUE)

03 JUILLET — 04 SEPTEMBRE 2016

MARTINE MICHARD, DIRECTRICE DE LA MAGP / ROB LA FRENAIS, CURATOR INDÉPENDANT (UK-FR) / LUDWIG, ARTISTE / CO-COMMISSAIRES

À partir de la vallée du Lot, sous l’un des ciels les moins sujets à la pollu- tion lumineuse en Europe, Exoplanète Lot invite à une métamorphose. À travers diverses stratégies artistiques et interdisciplinaires, des espaces naturels et des sites choisis dans les villages sont temporairement trans- formés en exoplanète habitable. Le public est invité à y expérimenter de nouveaux modes exploratoires des sens et du paysage. Exoplanète Lot pose ces questions :

Que se passerait-il si nous pouvions expérimenter un air différent, une autre lumière stellaire, un jour transformé, ressentir un autre type de «stabilité», marcher sur un sol extra-terrestre, avancer dans une nature animée de rythmes, de formes et de combinaisons exotiques et inconnues ? Comment cette expérience extrême pourrait nourrir et renouveler cer- tains développements technologiques et scientifiques, aider à repenser notre distance critique à la planète, notre perception de l’espace et notre relation à l’environnement ? Comment pourrions-nous engager le dia- logue avec un lieu spécifique avec un regard neuf ? À partir de la connais- sance que nous avons aujourd’hui des exoplanètes et de l’imaginaire qu’elles peuvent véhiculer, Exoplanète Lot invite les artistes et les publics à de nouvelles mobilités géographiques et culturelles.

Après l’élaboration de la ville idéale utopique Lotville par raumlaborberlin en 2015, cette année, 8 artistes ont été choisis pour participer à la nou- velle aventure Exoplanète Lot. Il s’agit de prolonger la réflexion sur un futur proche et l’invention de nouvelles façons de vivre et de travailler dans des zones rurales avec les arts visuels, la poésie, la cosmologie et la recherche spatiale.

Tania Candiani rêve d’effectuer des vols d’exploration de cette planète en mongolfière. HeHe construit le véhicule collectif écologique adapté à ses terrains changeants.
Thomas Lasbouygues expérimente différents processus de captations d’images qu’il transmet depuis des laboratoires installés à différents points de la planète.
Caroline Le Méhauté détache un morceau de ciel nocturne qui s’ancre au sol et se visite même de jour.
Ludwig crée des espaces atmosphériques et des moments de performances où toutes les sensa- tions sont mises à l’épreuve de la lumière et du son de ce nouvel environnement.
Tracey Warr met en scène des espaces de lecture singuliers pour Meanda, nom de la planète fictive qu’elle raconte dans un texte éponyme.

À ces artistes accueillis pour deux à trois mois de résidences en amont du Parcours, nous avons associé la projection du film d’Angelika Markul « 400 000 millards de planètes » qui interroge l’ambiguité de la recherche astronomique entre cosmologie imaginée et pure mécanique.

 

EXPOSITIONS
03 07 — 04 09 2016
MARDI — DIMANCHE
11H — 13H
ET 14H — 18H
ENTRÉE LIBRE